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25ème Rencontre Scientifique Francophone de Tokyo (RSFT) spéciale « Femmes et Science »
Date et lieu :
Dimanche 21 juin 2009 en salle 501 de la Maison Franco-Japonaise à Ebisu (Tokyo), à partir de 12h30. Entrée libre. Pour vous rendre à la Maison Franco-Japonaise, veuillez prendre soit la ligne JR Yamanote ou la ligne de métro Hibiya jusqu’à Ebisu, puis suivre le plan.
PRESENTATION DETAILLEE DU PROGRAMME :
Présentatrice et Modératrice du Séminaire : Dr. Nathalie Cavasin, chercheuse invitée à l’Université Waseda, Institut Global d’Information et Télécommunications, Vice-Présidente de Sciencescope
Sciencescope souhaite pour la première fois mettre à l’honneur les femmes travaillant dans le monde de la recherche. Etre en relation avec des personnes qui ont accompli dans les sciences est un des moyens parmi d’autres de promouvoir les aspirations des nouveaux entrants dans la recherche. Par ailleurs, il est devenu important de créer un réseau de chercheuses francophones au Japon pour non seulement échanger sur les expériences mais aussi pour s’entraider. Aussi, avec la progression de la globalisation de plus de en plus de chercheuses ont une expérience internationale parfois même unique qu’il est important de mettre en lumière. L’objectif de ce séminaire est de faciliter les échanges entre les chercheurs francophones au Japon et de mettre en avant les diverses expériences des chercheuses afin d’apporter de nouvelles perspectives de réflexions sur la science au sens le plus large.
12h50 - 13h50 : Invitée d’honneur
Dr. Yuko Harayama, Professeur, Université de Tohoku, Département du management de la science et de la technologie, Sendai, et Administrateur au Conseil d’Administration du groupe industriel SAINT-GOBAIN (France)
« Chercheuse comme profession »
Résumé : La proportion de femmes-chercheurs (chercheuses) au Japon, bien qu’elle progresse ces dernières années, reste à un niveau faible en comparaison avec les autres pays membres de l’OCDE. Face à cette situation, le gouvernement japonais ne reste pas inactif. Il a lancé plusieurs programmes pour promouvoir les femmes dans le secteur de la recherche au sens le plus large. Sur la base de mes expériences personnelles en tant que chercheur-femme au Japon et en Suisse, en tant qu’ancienne membre du conseil pour les politiques scientifiques et technologiques du cabinet du premier ministre du Japon, et des projets menés par l’université de Tohoku, un bref aperçu de la situation au Japon sera présenté. Il sera suivi d’une réflexion sur le processus de décision qui mène à un choix d’une profession en considérant l’idée de ceteris paribus, d’abord d’une manière générale et en suite dans le cas particulier de la « femme ». A la lumière de cette réflexion, je tâcherai d’identifier des clés d’analyse de différentes mesures politiques prises par le gouvernement japonais pour la promotion de femmes dans la recherche, afin d’inviter les participants à s’exprimer leur (s) point (s) de vue.
13h50 - 15h20 : SESSION I - Célébrer la différence, Panel de discussion sur les femmes en science
Dr. Carole Faucher, Université de Tsukuba, « Altérité, processus identitaire et pouvoir : réflexions sur 20 ans de recherche en Amérique Centrale, au Canada et en Asie du sud-est »
Résumé : La construction identitaire est actuellement l’une des problématiques de recherche les plus populaires en sciences sociales. Qu’est-ce qui fait que tant de chercheurs aujourd’hui s’intéressent à cette question ? La globalisation, aussi paradoxal que cela puisse sembler, créée constamment des espaces où les individus peuvent affirmer – ou réaffirmer, leur sentiment d’appartenance à une ou plusieurs communauté(s), nation(s), ethnie(s) ou même cause(s). Les chercheurs dont les travaux portent sur cette question ne sont bien sûr pas à l’écart de ce processus. Ainsi, pour l’anthropologue, chaque enquête de terrain commence par l’identification et l’apprentissage de nouveaux codes culturels. L’acquisition de ces codes peut s’avérer tout autant laborieuse que passionnante, voire même parfois déroutante puisqu’immanquablement elle renvoie à la précarité de ses propres points d’ancrage dans le monde. A partir d’exemples tirés de sa propre expérience de terrain, Carole Faucher propose un bref regard sur la nature fluide des repères et représentations identitaires de soi et de l’Autre.
Dr. Sophie Rivoirard, Consortium de Recherche pour l’Emergence de Technologies Avancées, CNRS Grenoble et Nano Ceramics Center, National Institute for Materials Science, Tsukuba « Magnéto-science et procédés assistés par le champ magnétique : vers des matériaux aux propriétés améliorées ? »
Résumé : La magnéto science a pour objet l’étude des processus physiques, chimiques ou même biologiques, lorsqu’ils sont réalisés sous champ magnétique. En particulier, les transformations de la matière sont révélées par le champ magnétique, qui est utilisé simultanément comme outil dans l’élaboration de matériaux. La magnéto science connaît actuellement un essor important grâce aux champs magnétiques très intenses dont nous disposons et qui permettent la mise à jour d’effets devenus non négligeables. En science des matériaux, une des voies majeures de progrès reste la différentiation par l’innovation, allant aussi bien vers l’accroissement de performances de produits existants, que vers la réduction des coûts de production. Ainsi, ces objectifs poussent à rechercher l’utilisation de nouvelles technologies, devenant peu à peu matures à l’échelle industrielle, telles que le champ magnétique. Pour autant, la communauté scientifique s’attachant à ces études est très restreinte. Sur le plan international, la communauté japonaise est la plus active, tant du point de vue académique qu’industriel. Quelques groupes s’impliquent en magnéto science aux USA et depuis peu, en Chine et en Corée du Sud. En Europe, les initiatives restent moindres. Cependant, à Grenoble, notre groupe au CNRS/CRETA (Consortium de Recherche pour l’Emergence de Technologies Avancées) est le plus représentatif de cette thématique, depuis une quinzaine d’années. Le CRETA constitue une interface entre la recherche et le développement industriel dans le domaine de l’élaboration de matériaux fonctionnels et des dispositifs associés, en particulier sous champ magnétique intense. Il est le seul laboratoire européen à posséder simultanément : les équipements de champs statiques intenses, le savoir-faire dans la réalisation de dispositifs de synthèse et de caractérisation des matériaux sous champ, et l’expertise nécessaire à la compréhension des phénomènes mis en jeu sous champ. Dans ce contexte, ma participation à des projets impliquant l’utilisation des champs magnétiques constitue mon activité principale. La réalisation de ces projets et l’encadrement qu’ils nécessitent constitue mon quotidien, ainsi que le développement technologique associé ou encore la recherche de nouveaux partenariats. Profitant récemment d’une opportunité familiale me permettant de m’expatrier en famille, mon activité m’a conduite, tout naturellement, au Japon, pays de référence en magnéto-science. Je dispose actuellement des équipements de champs magnétiques du National Institute for Materials Science (NIMS) à Tsukuba où j’utilise un microscope, développé sous champ magnétique, par N. Hirota et unique au monde. Je bénéficie d’un environnement de haute technicité et je m’emploie à développer, au quotidien, la collaboration étroite, établies depuis plusieurs années, entre le NIMS et le CRETA, dans un climat de confiance, à travers l’échange de savoir-faire et le partage mutuel de connaissances.
Dr. Françoise Hullin-Matsuda, RIKEN Advanced Science Institute (ASI) INSERM-RIKEN Lipidomics Unit, « Etre chercheuse Inserm au Japon dans le domaine du trafic du cholestérol dans la cellule »
Résumé : Le cholestérol est un constituant essentiel des membranes cellulaires en ayant un rôle régulateur dans leur structure et leur perméabilité. C’est aussi un précurseur pour des composés vitaux de notre organisme comme les hormones stéroidiennes et les acides bilaires. Mais son excés peut être toxique contribuant au développement de maladies comme l’athérosclérose et le diabète. Ce n’est donc pas étonnant que son taux et sa répartition à l’intérieur de la cellule soient étroitement régulés. La plupart des cellules de mammifères acquièrent leur cholestérol par synthèse de novo ou par internalisation (ou endocytose) des lipoprotéines de basse densité du sang (LDL, riches en cholestérol). Dans la première partie de mon exposé, j’expliquerai le rôle important joué dans le transport intracellulaire du cholestérol par un lipide particulier, le bis (monoacylglycéro) phosphate (BMP) qui est à la base de mon sujet de recherche au Japon. Ce lipide est enrichi dans des organelles intracellulaires appelés endosmoses tardifs et lysosomes où il forme des domaines membranaires spécialisés. La corrélation entre les taux de BMP et de cholestérol a été mise en évidence par l’étude de maladies comme la maladie de Niemann-Pick type C et d’autres maladies lysosomiales ou au cours de phospholipidoses induites par certains médicaments. Le contrôle de son taux à l’intérieur des endosmoses apparait comme une étape importante et spécifique dans la régulation de l’homéostasie du cholestérol et pourrait donc servir de nouvelle cible thérapeutique au cours de l’athérosclérose. Dans la seconde partie de mon exposé, je parlerai de mon expérience personnelle en tant que chargée de recherche Inserm dans le laboratoire international associé (LIA) appelé « Inserm-Riken lipidomics unit » (IRLU), créé entre l’Inserm U870 de Lyon auquel je suis rattachée et le « Lipid Biology Laboratory » du RIKEN Advanced Science Institute de Wako-shi. J’aborderai l’aspect gestion de la vie familiale et du travail de chercheuse en comparant ma vie en France et au Japon et aussi les enjeux du programme de coopération entre le Riken et l’Inserm.
Dr. Nadia El Borai, chercheuse indépendante, « Mon expérience de recherche au Japon en particulier concernant l’infertilité »
Résumé : Mes travaux de recherche sur l’infertilité ont débuté lors de mes études doctorales (1991-1996) à la faculté de médecine de l’université Tokai. L’infertilité a des causes multiples. Parfois, il n’y a apparemment pas de cause. Pendant la fécondation in vitro (FIV) seulement 25% des traitements aboutissent à une grossesse normale. Ma théorie étant qu’un virus pourrait être impliqué, comme dans le cas de l’herpès équin (EHV) qui peut déclencher un avortement chez les juments. Pour tester mon hypothèse, les séquences complètes des génomes des virus herpès humains (HHV) ont été comparées globalement, utilisant le programme fast DOT développé par le Professeur Christophe Lefèvre. Un test très sensible pour amplifier l’AND, utilisant des amorces niches, a été développé pour détecter l’ADN de l’herpès simplex virus type 1 (HSV-1) qui ressemblerait le plus à l’EHV-1. Le nombre d’échantillons testés est suivi d’un chiffre indiquant les pourcentages positifs : sperme d’hommes de la clinique d’infertilité n=157 (24%), FIV échoués n=25 (48%), sang de cordon ombilical n=50 (0%), hommes fertiles n=25 (0%). Pour le groupe de femmes souffrant d’infertilité depuis une moyenne de 10 ans, cela donne comme suit : FIV d’une moyenne de 5 fois, 15 inséminations de sperme du mari et 13/22 présentaient des endométrioses. Après le traitement par l’antiviral acyclovir, 4 enfants sont nés. Une étude rétrospective avec les antigènes HLA a montré que 100 % des couples infertiles avaient ou bien le HLA Cw3, ou HLA Cw7. Si le test est positif chez la femme, le HLA Cw3 est trouvé, et si le test est négatif, il y a du HLA Cw7. La fréquence de HLA Cw3 dans un couple japonais est de 10 % tandis que parmi les couples infertiles elle est de 32 %. Le fait surprenant c’est la fréquence de 100% dans les couples où la femme est positive (Etude statistique faites par le Professeur Elena Naumova). Dans les échantillons testant positifs les séquences de type HSV-1 peuvent être détectées, dans un des échantillons de sperme la séquence était HSV-2 (Université de Kumamoto, Prof. Arai). Bien que les résultats obtenus aient permis des naissances, cette méthode n’est pas utilisée. Ce travail, par ailleurs confirmé par une autre équipe, a été présenté dans plus de 10 conférences internationales. La raison pour laquelle cette réussite n’est pas populaire est analysée. Enfin, un résumé de mes expériences pendant 30 années de recherche et de travail au Japon, dans le cadre universitaire, privé et national ainsi que pour le gouvernement japonais, sera aussi mentionné.
15h20 - 15h30 : Pause
15h35 - 16h35 : Questions/Réponses
16h40 - 17h05 : SESSION II - Jeunes Espoirs de la Recherche
Nathalie Mouissou, doctorante, Université Omar Bongo et Université de Tsukuba, "L’Ontologie de la Mère par les enseignements du ba"
Résumé : La maternité prise dans le sens commun parle de l’enfantement, de la mise au monde d’un enfant. C’est une vision qui, par ailleurs, a nourri le discours féministe relevant avec Simone De Beauvoir à la femme réduite au statut de mère, c’est la femme réduite à une fonction biologique de reproduction. Pourtant, ce concept porte une idée de la femme qui va bien au-delà de cette vision réductionniste. Je voudrais, ici, en m’appuyant sur la pensée africaine du concept de Mère, qui se résume aussi dans le concept de « ba », entendu comme incarnation du principe féminin et de la Mère divine, proposer une lecture différente. En me référant à la pensée de l’Égypte antique, à celle de la tradition du Bui-Ti du Gabon, ainsi qu’à la pensée du peuple Bambara du Mali, où la notion de « ba » est présente, j’entends montrer que la Mère c’est d’abord celle qui protège la vie. Aussi le fait, qu’elle donne la vie s’entend dans le double sens où la naissance peut être considérée aussi bien comme la venue au monde d’un être, que comme la manifestation de la vie qui sort au jour, par le triomphe sur les forces du chaos. C’est une idée qui implique que la maternité n’est pas, par définition une simple condition biologique ; elle est en théorie relative à un état de conscience lié en pratique à l’idée de la « Mâat », c’est-à-dire la justice-vérité.
17h05 - 17h15 : Conclusion RSFT spéciale "Femmes et science"
17h15 : Buffet
Biographie des conférencières
Dr. Yuko Harayama est actuellement professeure dans le département du management de la science et de la technologie de l’université Tohoku à Sendai et membre du conseil d’administration du groupe Saint-Gobain (France) depuis 2007. Elle est devenue à partir de 2005 conseillère exécutive auprès du président de l’université de Tohoku. Dr. Harayama est docteur en sciences de l’éducation (1996) et en économie (1997) de l’université de Genève. Ses domaines de recherche s’étendent du système universitaire à la politique de la science et technologie y compris l’innovation. Elle a exercé en plus de ses fonctions universitaires, divers rôles en relation avec le gouvernement japonais où elle a utilisé son expertise scientifique. Elle a été entre autres membre du conseil de la science et technologie du Bureau du Cabinet du premier ministre du Japon (2006-2007), directeur de programme pour les projets de clusters scientifiques et technologiques au sein de ce même conseil (2005). Dr. Harayama a participé en outre à plusieurs groupes de recherche et de conseil au sein d’organisations internationales telles l’OCDE (2008), la Commission européenne (experte indépendante) (2007), la Banque Mondiale (consultant court terme) (2005) entre autres. Parmi ses publications, Le système universitaire japonais (Economica, 2001), et plus d’une trentaine d’articles académiques.
Dr. Carole Faucher est professeure associée à la faculté des sciences sociales et humanités de l’Université de Tsukuba depuis deux ans. Elle a obtenu une Maîtrise en anthropologie à l’Université de Montréal et un Doctorat en sociologie à la National University of Singapore (NUS). Elle a enseigné par la suite à Singapour (NUS) ainsi qu’à Bangkok à l’Université Mahidol. Elle a de plus été professeure invitée au Royal Institutes of Southeast Asian and Caribbeans Studies (KITLV) de l’Université Leiden aux Pays-Bas, à l’Université Walailak dans le sud de la Thailande, à la City University de Hong Kong et à Tokyo University of Foreign Studies. Jusqu’à tout récemment ses travaux ont porté sur la question identitaire dans le monde Malais, principalement dans l’archipel des Iles Riau en Indonésie et à Singapour. Ses recherches actuelles examinent les tensions ethniques au sein des communautés d’immigrants birmans en Thailande. Avant de venir vivre en Asie il y a 15 ans elle a travaillé comme archéologue dans le nord du Québec et a fait de la recherche ethno-historique parmi les Miskitos de la côte est du Nigaragua.
Dr. Sophie Rivoirard. Ingénieur de l’Institut National des Sciences Appliquées de Lyon (1996) et Docteur en Physique de l’Université Joseph Fourier de Grenoble (1999). Actuellement, Ingénieur de Recherche du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) au sein du Consortium de Recherche pour l’Emergence de Technologie Avancée (CRETA), à Grenoble (France), en séjour pour 6 mois au National Institute for Materials Science (NIMS), à Tsukuba (Japon). Activité de recherche : magnéto-science : en particulier, élaboration de matériaux sous champs magnétiques intenses et développement de dispositifs originaux associés. Participation à plusieurs projets nationaux de valorisation industrielle ainsi qu’à deux projets européens avec transfert de technologie entre le CNRS et des partenaires industriels (4 brevets). Coordination d’un projet ANR (2009-2011). Collaborations internationales. Encadrement et enseignement : co-direction de 4 thèses et enseignante en Travaux Pratiques de Chimie du solide à l’Institut National Polytechnique de Grenoble. Diffusion de l’information scientifique : 28 publications (42 dans des recueils de conférences), organisation de congrès internationaux, membre du Comité Scientifique du“Symposium on Materials Analysis and Processing in Magnetic Fields”.
Dr. Françoise Hullin-Matsuda. Après des études de Pharmacie (section Biologie) à l’Université de Bordeaux II, Françoise Hullin-Matsuda est devenue interne en Pharmacie des Hôpitaux de Toulouse et a passé sa thèse de Doctorat d’Etat-ès-Sciences Pharmaceutiques, spécialité Biochimie (Université Paul Sabatier, Toulouse III) qui portait sur le métabolisme d’un acide gras, l’acide arachidonique dans les cellules vasculaires et sa modulation pharmacologique (laboratoire Inserm U101, Toulouse, Pr Douste-Bazy). Après des stages post-doctoraux axés sur le métabolisme des Lipides au Canada (McMaster University, Hamilton, Ontario) dans le laboratoire du Dr Buchanan, puis aux Etats-Unis (National Institute of Health, NIAAA, Bethesda, Washington DC) dans le laboratoire du Dr N. Salem Jr, elle est devenue en 1991 chargée de recherche (CR2) de l’Inserm (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) dans le laboratoire Inserm U326 à Toulouse (Pr Chap). Elle est venue pour la première fois au Japon entre 1993-1996 comme chercheur-professeur invité de l’Université de Kobe et du Biosignal Research Center (Pr. Y. Nishizuka). Puis elle a poursuivie sa carrière comme CR1 Inserm en France successivement dans les laboratoires Inserm U563-Toulouse (Pr Perret), Inserm U585-Lyon (Pr Lagarde) et UMR Inserm U870-Lyon (Pr Vidal). Elle est actuellement en mise à disposition en tant que CR1 Inserm dans le laboratoire international associé (LIA) appelé « Inserm-Riken lipidomics unit » (IRLU), créé entre l’Inserm U870 et le Lipid Biology Laboratory, RIKEN Advanced Science Institute, (Wako, Dr Kobayashi). Le renouvellement de ce programme de coopération en ”Lipidomics of membrane nanodomains” approuvé par le Riken est en cours d’évaluation par l’Inserm.
Dr. Nadia El Borai est docteur en médecine de l’université de Tokai (1996). Née en Italie, de nationalité égyptienne elle a fait ses études primaires en Suisse (Ecole Française de Zurich) puis secondaires en Grande-Bretagne (Roedean School). Elle a obtenu une licence de sciences (B. Sc. honours en microbiologie) de l’université de Londres, puis un master en virologie et en science des cellules de l’université Brunel, qui lui a permit de recevoir deux brevets. Elle a été chercheuse à l’université de Londres dans l’école de médecine de l’hôpital Sainte Marie (1978) mais aussi dans le département des Sciences de la vie et Molécules de l’Université Tokai (1997-2004) et a également enseigné à l’université de Kyoto dans le département des études biologiques et à l’école de médecine de l’université de Fukuoka entre autres. Dr. El Borai a utilisé son expertise dans le domaine de la médecine comme secrétaire scientifique bénévole à Tokyo pour la Fondation Mondiale Recherche et Prévention SIDA (FMPRS) du Professeur Luc Montagnier.
Nathalie Chaley a suivi un parcours en philosophie, jusqu’en 1999, année où elle a obtenu sa maîtrise à l’Université Omar Bongo de Libreville au Gabon. Elle a ensuite travaillé pendant près de quatre ans, pour des projets environnementaux. Le premier fut un projet financé par l’ambassade de France (Forêt d’Afrique -FORAFRI), le second (Agence de Développement de l’Information Environnementale ADIE) fut financé par la Banque Mondiale, et le troisième projet (Projet Sectoriel de Valorisation des Aires Protégées-PSVAP) fut le fait d’un partenariat entre le Ministère gabonais de l’Environnement et l’Union Européenne. Parallèlement, elle a aussi travaillé pour le compte de quelques établissements scolaires où elle intervenait à titre d’enseignant de philosophie. Elle arrive à l’Université de Tsukuba en Avril 2004, en tant qu’étudiante monbusho, avec l’intention de faire un doctorat. Sur les conseils de son professeur, elle choisi de commencer par un Master. En mars 2007 elle obtient un Master en Études Régionales avec une spécialité sur l’Afrique du Nord et de l’Est. Elle continue ses recherches dans le domaine des études culturelles, en intégrant le programme de doctorat du département de Culture Moderne et Politique Publique dans la même université.
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